boutures herbacées

mélangez une part de terre de jardin avec une part de sable de rivière. À l’intérieur des contenants, installez une couche drainante (cailloux ou autres)

Coupez, proprement et en biseau (pour offrir une plus grande surface d’enracinement) le bas de la tige, sous une feuille ou sous un œil. Supprimez les feuilles de la base (sur environ 1/3 de la tige) pour qu’aucune feuille ne se trouve enterrée.

À l’aide d’un crayon, ou d’un rameau, faites des trous puis installez les tiges. Tassez la terre tout autour puis, avec un pulvérisateur, humidifiez les boutures.

  • Les boutures herbacées seront mises dans la nouvelle serre murale, à l’ombre. (géraniums, rosiers, petits fruits  les asters (les Astéracées), la menthe (les Lamiacées), le myosotis (les Borraginacées), les tomates (les Solanacées), l’onagre (les Onagracées), les liserons (les Convolvulacées), les mauves les anémones), taillez en biais
  • coiffez-les d’une bouteille en plastique transparent.
  • Au bout d’une dizaine de jours, lorsque les premiers signes de reprise de végétation apparaissent, débouchez la bouteille et arrosez précautionneusement, de temps en temps.
  • Lorsque le système racinaire est suffisamment développé, repiquez-les en pots individuels et installez-les à l’ombre.

Boutures herbacées : quand, comment ?

Quand vient le printemps, démarre la saison des boutures herbacées. C’est la meilleure méthode pour obtenir rapidement de nouveaux pieds de plantes vivaces, prêtes à fleurir (pour certaines d’entre elles) dès la fin de l’été.

Le bouturage herbacé : petit rappel

Le bouturage herbacé fait partie des boutures de tiges. En fonction de la maturité du végétal à bouturer, on distingue trois types de boutures de tiges : les boutures ligneuses, les boutures semi-ligneuses, et les boutures herbacées. Ces dernières, que l’on appelle également les boutures en vert, se font avec des tiges jeunes, encore tendres, n’ayant pas  démarré le processus de lignification (transformation et durcissement des tissus).
Les boutures herbacées se font alors que la plante est en plein développement, généralement au printemps ou au début de l’été, contrairement aux boutures ligneuses qui se font en période de repos végétatif.
Elles se pratiquent sur beaucoup de plantes vivaces et sur certains arbustes.

Boutures de romarin

Avantages et inconvénients
Les boutures herbacées s’enracinent plus rapidement que les boutures ligneuses, mais sont plus fragiles.

Prélèvement des boutures                                               Procédez si possible le matin, aux heures fraîches d’une journée sans vent, afin de limiter les risques d’assèchement des boutures.

Même si cela paraît évident, il est prudent de rappeler que les tiges doivent être prélevées sur un sujet sain. Choisissez les tiges les plus belles, bien souples et non ramifiées, comptant au moins trois feuilles (ou paires de feuilles), mais aucune fleur (ou boutons à fleur). Coupez-les avec un couteau ou un sécateur désinfecté (lire notre fiche : Désinfectez vos outils). La longueur d’une tige bouturée varie, en fonction de la plante, entre 8 et 20 cm.

Préparation des pots                                                                  Les boutures herbacées se plantent en pots ou en caissettes.
Le substrat dans lequel les tiges sont plantées doit être souple et drainant. Un terreau pour semis peut faire l’affaire, ou bien mélangez une part de terre de jardin avec une part de sable de rivière. À l’intérieur des contenants, installez une couche drainante (cailloux ou autres) puis versez le substrat.

Préparation et mise en terre des boutures

Coupez, proprement et en biseau (pour offrir une plus grande surface d’enracinement) le bas de la tige, sous une feuille ou sous un œil. Supprimez les feuilles de la base (sur environ 1/3 de la tige) pour qu’aucune feuille ne se trouve enterrée.

À l’aide d’un crayon, ou d’un rameau, faites des trous puis installez les tiges. Tassez la terre tout autour puis, avec un pulvérisateur, humidifiez les boutures.

Conservation des boutures

  • Les boutures herbacées doivent être maintenues à l’abri des courants d’air et du soleil, dans une ambiance humide et plus ou moins chaude. Si vous ne possédez pas de serre froide, coiffez-les d’une bouteille en plastique transparent.
  • Au bout d’une dizaine de jours, lorsque les premiers signes de reprise de végétation apparaissent, débouchez la bouteille et arrosez précautionneusement, de temps en temps.
  • Lorsque le système racinaire est suffisamment développé, repiquez-les en pots individuels et installez-les à l’ombre.
  • Pour certaines plantes, la plantation définitive se fera dans l’année, (aubriète, buis, chrysanthème, delphiniumsalicaire…) ; pour d’autres, il faudra attendre un ou plusieurs hivernages (lavandelilaspérovskiaspirée…).
Bouture d'hortensia placée à l'ombre
  • Plantes vivaces à bouturer
    Aubriètebégoniabuddleiachrysanthèmecotoneasterdelphiniumforsythiafuchsiagéraniumhortensialupinpenstemon Le penstemon est une très belle vivace qui fleurit l’été et dont la floraison, très ornementale, égaye les jardins et les terrasses., salicaire, spirée Les abondantes petites fleurs blanches, roses ou rouges, se regroupent en bouquets ronds ou en une sorte d’épi, aux extrémités des rameaux. Elles apparaissent de mars à juin pour les variétés de printemps et de juin à octobre pour les variétés d’été.
  • Voici comment procéder :
    – Tout d’abord, il est nécessaire que vous stérilisiez les billes d’argile après les avoir rincé.
    – Coupez ensuite l’extrémité d’une branche d’une plante femelle que vous aurez préalablement sélectionné. Il ne vous faut pas 20 cm ! Juste une extrémité de 5 à 7 cm de longueur environ, et qui ait de bonnes feuilles (afin d’assurer la bonne croissance de la bouture). Il est conseillé de couper la tige juste en dessous d’un internode (point de jonction des feuilles). Sectionnez en biseau à l’aide de la lame de rasoir.

  • – Trempez la tige de la bouture dans le verre d’eau osmosée, sur une longueur de 2,3 cm
    – Trempez la tige mouillée dans de l’hormone de bouturage clonex (l’hormone de bouturage va s’accrocher à la partie que vous avez mouillé).Tapotez pour faire tomber l’excédent d’hormone.
    – Avec un ciseau, recoupez légèrement la tige qui est obstruée par l’hormone.
    – Placez délicatement la branche dans le panier et ajoutez-y une petite poignée de billes d’argile.
    – Déposez-le sur le couvercle percé de votre bouturette et branchez la pompe à eau.
  • Au bout de quelques jours, des racines apparaîtront. Notons qu’avec un câble chauffant, les racines pousseront plus vite. Mais il n’est vraiment pas nécessaire d’en acheter un. Les racines se développent correctement à une température ambiante de 20°C. Lorsque les racines apparaissent, placez le panier dans le bac hydroponique (comme dans le tableau « Comment fonctionne la photopériode en hydroculture ? ») ou dans un pot de terre (selon la technique de culture choisie).
  • Méthode classique :
  • On sélectionne un fragment d’un jeune rameau ligneux ou herbacé d’au moins 10 à 15 cm de long comportant au moins 3 nœuds (pour certaines espèces, on peut même simplement prendre une feuille ou un morceau de racine) et on le sectionne (avec un sécateur bien propre et bien aiguisé) juste sous un nœud ou avec un talon. On taille toutes les feuilles du rameau à l’exception de 2 ou 3 au sommet pour éviter une trop grande transpiration du plant qui n’a plus de racines pour s’hydrater. On plante ensuite rapidement le rameau (pour éviter qu’il se dessèche) par le côté coupé comportant une zone favorable à l’émission de racines dans un substrat. Ce substrat peut être de la terre, du terreau ou bien même un simple récipient rempli d’eau. On utilisera de préférence des pots en terre cuite et on placera les boutures sur les bords du pot car, les parois emmagasinant et conservant la chaleur, cela favorise l’émission de racines.
  • On place le tout dans un environnement lumineux (mais pas en plein soleil), chaud, humide et à l’abri du vent. La bouture a pris si, après 3 à 4 semaines, on peut constater de nouvelles pousses au niveau des yeux.
  • Pour accroître ses chances de réussite, on peut utiliser une hormone de bouturage, l’auxine, qui stimule la rhizogenèse (l’apparition de racines sur les tiges et autres organes).
  • Ne jamais laisser le bourgeon terminal de la branche afin que, lors du départ en végétation, ce soit la formation des racines qui soit privilégiée et non celle de la tige.
  • De plus le bouturage compose de manger la terre du pot là ou la plante pousse.
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  • Quand bouturer :

  • La période de bouture dépend de l’espèce choisie du type de bouture, et de l’utilisation voulue. Pour la plupart, les boutures sont plus réussies quand elles sont pratiquées en période de croissance de la plante.
  • Début juin est une bonne période pour des boutures de feuillus (érable, orme, azalée). Prendre des pousses de l’année dont la base commence à s’aoûter, compter 5 ou 6 feuilles à partir de la base, plonger la base dans une hormone de bouturage et les mettre à l’étouffée dans une mini serre (faite avec une bouteille de plastique par exemple).
  • On peut aussi bouturer à la fin de l’été sur du bois aouté ou sur certains feuillus en automne-hiver.
  • Pour les conifères, la période est plutôt fin automne et durant l’hiver en chassis froid.
  • Types de boutures [modifier]
  • Il existe plusieurs types de boutures :
  • * la bouture herbacée : se pratique sur des plantes non lignifiées souvent en fin d’été.
  • * la bouture sur bois tendre : se pratique sur les rameaux de l’année (encore vert) des arbres juste au moment ou ils commencent à durcir. Les pousses conviennent au bouturage sur bois tendre quand elles peuvent être cassées facilement en les pliant entre le pouce et l’index et quand ils ont toujours une gradation de taille de feuille (les feuilles les plus anciennes sont mûres tandis que les nouvelles feuilles sont encore petites). Pour la plupart des arbres, cette étape se produit en mai, juin, ou juillet. Veiller à ne pas laisser sécher les pousses avant de replanter. Elles s’enracinent généralement rapidement.
  • * la bouture semi-aouté : se pratique sur pousse de l’année dont la base est dure (aoutée) et la pointe tendre et encore en croissance (de mi-Juillet à mi-septembre selon les espèces)
  • * la bouture aouté : se pratique sur rameaux dormants à la fin de l’automne, en hiver ou au début du printemps. Le bois est dur et ne se plie pas facilement.
  • * la bouture à l’étouffé : elle se pratique à n’importe quelle période mais en mettant la bouture sous cloche de verre (ou enfermée dans un sac plastique transparent à défaut) pour conserver un taux d’humidité proche de 100%. Penser à aérer tous les 2 à 3 jours pour éviter les problèmes de pourrissement. La technique de l’étouffé améliore significativement la reprise des boutures en évitant qu’elles ne s’assèchent.
  • * La bouture de feuille : se pratique avec une feuille de « Coleus » « Begonia » que l’on positionne face sur le substrat et dont on sectionne les nervures principales ; on évite d’arroser excessivement pour empêcher la pourriture de la bouture.
  • – L ‘ HORMONE DE BOUTURAGE –
  • Beaucoup de boutures n’ont pas besoin d’hormone de bouturage clonex et cette dernière doit être bien utilisée pour que son effet soit positif. (ne la réservez qu’à des végétaux réputés difficiles à bouturer), après plusieurs essais, non probants, j’ai abandonné totalement cette méthode. Voici comment faire pour l’employer au mieux.
  • A la base de votre bouture, faites-lui une petite blessure en enlevant sur 1 ou 2 cm de long une petite lamelle d’écorce. Faites attention de ne pas la faire profonde, la sève ne doit pas sortir. Plongez cette blessure dans l’hormone, la couche de ce produit (poudre blanche) doit être régulière et fine. Secouez pour enlever l’excédent. Procédez à la plantation selon le type de bouturage que vous aurez choisi.
  • – BOUTURAGE A L’ EAU –
  • certains végétaux se bouturent très facilement à l’eau, préparez votre bouture et laissez-la dans un récipient d’eau dans lequel vous aurez mis un petit morceau de charbon de bois. En quelques semaines les racines se seront formées. Je procède ainsi pour tous mes salix (voir article sur la multiplication du saule et photo sur une branche de saule pleureur sur le site « ARTBONSAI »), mes fuschias, solanum… on peut le faire en toute saison. Repiquez dans le jardin quand le temps le permet au printemps, début de l’été et tôt en automne.
  • – LE MARCOTTAGE –
  • Tout végétal ayant des tiges souples peut être marcotté (chèvrefeuille, clématite, rhododendron, boule de neige…), cette méthode de multiplication est très bonne car la marcotte se nourrit du pied mère jusqu’au moment où elle aura produit ses propres racines. 
    On peut pratiquer le marcottage toute l’année, le printemps ou à l’automne étant les deux saison les plus propice à une meilleure reprise. Repérez un endroit au pied de votre arbuste qui accueillera votre marcotte, bien ameublir à cette endroit et creuser un trou peu profond. Si votre terre n’est franchement pas belle à cet endroit, faites un mélange de bon terreau et gravillons pour drainer cette partie. Choisissez une tige basse bien souple que vous amènerez dans l’espace que vous avez fait. Maintenez là avec des petits crochets ou recouvrez de terre et la faire tenir avec toute astuce de votre choix. Arrosez bien et desherbez si besoin de temps en temps.
  • – LES AUTRES METHODES DE BOUTURAGE – 
    Certains végétaux peuvent facilement se multiplier par séparation d’une feuile, comme certains bégonias, les succulentes, d’autres par fragments de racines. Se renseigner sur la méthode la plus facile pour chaque espèce.

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