LES ÉLÉPHANTS ET LES ABEILLES

LES ELEPHANTS ET LES ABEILLES

Comment éloigner les éléphants des cultures, qu’ils détruisent avec entrain ? En faisant appel à des abeilles. Ce n’est pas une farce. Lucy King, scientifique de l’université d’Oxford, vient d’être récompensée par le Programme des Nations unies pour l’environnement pour avoir mis au point ce procédé efficace et peu coûteux qui fonctionne maintenant depuis plusieurs années.

Les agriculteurs kényans protègent leur culture de l’intrusion des éléphants grâce à des abeilles. © Bruno Scala, cc by nc nd 2.0 

Les animaux ne sont pas forcément les amis de l’Homme et la vie en harmonie n’est pas toujours chose aisée. Dans certains cas, cela peut mener à des problèmes sanitaires. L’exemple des moustiques qui sont vecteurs de nombreuses maladies (denguepaludismechikungunya, etc.) est certainement le plus représentatif. 

Dans d’autres cas, le problème peut être économique. Il n’est pas rare que les loups dévoreurs de cheptels soient à l’origine de buzz médiatiques. La relation entre l’Homme et les animaux peut être également tout à fait conflictuelle, comme nous l’a récemment rappelé l’histoire des attaques de requins à la Réunion.

Les éléphants fuient les abeilles

En Afrique, et plus particulièrement au Kenya, les agriculteurs sont exposés à ce type de soucis avec les éléphants. Ces pachydermes, dont l’habitat ne cesse d’être réduit par les activités humaines, ont tendance à empiéter sur les espaces occupés par les agriculteurs et il en résulte une dégradation des cultures ou parfois même des habitations.

Dans une étude publiée en 2007 dans Current Biology, l’équipe de Lucy King a montré que plus de 90 % des éléphants sont effrayés quand ils entendent le bourdonnement des abeilles et fuient. De plus, lors de la fuite, ils émettent un grondement spécifique qui prévient leurs congénères du danger.

l’équipe de chercheurs a mis en place un système permettant d’éloigner les éléphants des habitations et des cultures, au Kenya. Un projet pilote a donc été mis en place. Dix-sept fermes ont été entourées d’une barrière de ruches (une tous les 10 mètres, reliées deux à deux par des câbles), tandis que dix-sept autres (lot témoin) étaient encerclées par une haie de buisson classique.

Lorsque les éléphants tentaient de s’approcher des fermes protégées par les barrières de ruches, la secousse des câbles provoquait une agitation des abeilles au sein de la ruche, faisant fuir immédiatement les intrus.

Ce système a ensuite été adopté par de nombreux agriculteurs kenyans et les résultats sont spectaculaires. Sur 90 tentatives d’intrusion d’éléphants, seulement 6 ont provoqué un incident, soit 7 %. Ainsi non seulement les agriculteurs protègent leurs terres des pachydermes, mais ils bénéficient aussi du produit de l’apiculture.

ÉLEVAGE D’HERISSONS

A l’état sauvage, les hérissons se reproduisent très souvent après  

l’hibernation. La reproduction des hérissons se fait ainsi à partir du mois de mai ou de juin à l’approche de la saison estivale.

Le hérisson est un animal solitaire, qui ne recherche de la compagnie qu’en période de reproduction. Ce sont essentiellement des animaux nocturnes c’est-à-dire restant actifs la nuit.

Ils sont dans notre jardin, libres d’aller et venir, nourris régulièrement avec des croquettes pour chien, du miel et de l’eau. Ils adorent et reviennent tous les soirs vers 22.00 nous dire bonsoir.

Lorsqu’à l’automne l’offre de nourriture naturelle se raréfie et que de nombreux hérissons doivent encore se constituer une réserve de graisse pour l’hiver ou lorsque les hérissons sortent de l’hiver tout amaigris, il est utile de placer des mangeoires dans la nature et dans le jardin.

Avec des graisses animales et végétales de haute qualité ainsi que des vitamines et minéraux essentiels, cette nourriture sèche assure une alimentation saine et augmente les chances de survie des hérissons adultes.

Le hérisson est un auxiliaire du jardinier, que ce dernier doit préservé dans son jardin. Il limite considérablement la présence, et les dégâts, des limaces et des escargots. Il agit la nuit, comme un fidèle gardien du jardin.

Le hérisson hiverne durant les mois d’hiver. La période idéale pour le voir actif est la tombée de la nuit du mois d’avril jusqu’au mois de septembre. Il fait alors beaucoup de bruits : grognant, soufflant, et s’il est inquiété il pousse de petits cris et se met en boule. Si vous l’approchez calmement, le hérisson ne s’enfuira pas.
Le hérisson est un excellent grimpeur et nageur, il creuse aussi très facilement pour passer sous les clôtures.

L’accouplement a lieu entre mai et juin. La gestation dure 5 à 6 semaines. La mère met bas 4 à 6 petits durant le début de l’été (juin-juillet). Elle les allaite jusqu’à leur sevrage et départ du nid, 2 mois après la naissance, soit au début de l’automne. C’est alors une course contre la montre : les jeunes doivent manger suffisamment pour survivre à l’hiver. Ce premier hiver est le premier risque de mortalité chez le hérisson.

Les indices de la présence d’un hérisson dans son jardin sont :
– Ses crottes : déposées au hasard, cylindriques jusqu’à 10 mm de diamètre et 4 cm de long, d’un noir brillant, avec des restes d’insectes et d’élytres.
– Ses empreintes : laissées dans un sol meuble et humide, elles ressemblent à de petites mains à 5 doigts de 2,5 cm de long et de large pour les pattes antérieures et de 3cm pour les membres postérieurs.

Pour les non-bricoleurs : quelques idées pour fabriquer un abri à hérisson, fallait juste y penser !

Une simple planche, bien calée le long d’un mur.
Mettez un bon tas de feuilles mortes dessous ou de la paille.
Pour étancher, fixez une vieille toile cirée ou posez une bâche dessus. Caler la planche avec des pierres pour qu’elle ne glisse pas.

Quatre parpaings à même la terre, disposés en carré près d’une haie ou sous une haie.
Garnissez de feuilles mortes ou de paille.
Posez une planche pour le toit et une bâche pour protéger le nid de la pluie.
Quelques pierres empêcheront la bâche de s’envoler

Ne faites pas les nids trop petits. Ayez toujours en tête qu’une hérissonne peut y faire son nid et y élever ses bébés. Il peut y en avoir jusqu’à six. La mère hérissonne doit pouvoir se mouvoir autour des petits et se coucher près d’eux.

Sous le tas de bois dans le bûcher.
En rangeant vos bûches pour l’hiver, faites une cachette en dessous en intercalant des bûches perpendiculairement.
Glissez des feuilles mortes ou de la paille dans l’ouverture.

Sous un escalier ou un appentis : endroit idéal à l’abri du vent et de la pluie. Mettez une caisse retournée dans laquelle vous aurez fait une ouverture de 12 x 12 cm pour le passage du hérisson.
Remplissez la boîte de feuilles mortes ou de paille.

Pensez à utiliser des matériaux inutilisés plutôt que de les jeter, ils peuvent être recyclés en abri. Exemples : une vieille niche à chien, une petite palette glissée sous un tas de bois ou une haie, un fût que vous couchez avec des cales pour qu’il ne roule pas (à condition qu’il n’ait pas contenu de produits toxiques), de vieilles bordures de jardin, des briques, des tuiles, des pierres, des planches, etc. Laissez votre imagination vous guider. Le principal c’est que le toit soit étanche, que l’abri soit posé à l’ombre, à l’abri du vent et de la pluie.

Ne prenez pas un hérisson pour le mettre dans votre jardin.
Il s’agit peut-être d’une femelle qui allaite ses petits, vous condamneriez toute la portée à une mort certaine !

Abri à fabriquer : pour les bricoleurs

Cette petite maison en bois est conçue tout spécialement pour moi.

Elle peut être posée n’importe où dans le jardin, à condition d’être dans un endroit calme, ombré et à l’abri du vent.

Si je dois traverser un grand terrain à découvert pour y accéder, je n’irai probablement pas, car j’aime vivre caché… je suis très timide.

ÉLEVAGE DE LA BELLE-DAME

Il n’y a pas d’âge pour assister à un miracle de la nature : la métamorphose de la chenille en papillon ! Mais comment élever des chenilles chez soi ?

Les kits d’élevage de papillons

Sur internet, on trouve facilement différents kits d’élevage à des prix variants de 20€ à 40€. Les premiers prix sont des kits d’élevage du papillon Belle-Dame. Un petit papillon marron orangé que l’on rencontre fréquemment dès le mois de mars.

Ces kits sont envoyés en 2 parties : premièrement, la « serre à papillons » et les instructions d’élevage puis les chenilles et leur nourriture artificielle qui seront envoyées plus tard moyennant des frais d’expédition supplémentaires.

Pour la grande majorité, ces chenilles ne proviennent pas d’éleveurs français mais anglais. Et bien que l’élevage se réalise généralement avec succès, les conditions de croissance des chenilles ne sont pas des plus naturelles. En effet, les chenilles sont élevées dans de petits pots en plastique sur de la gelée artificielle. Les déjections des chenilles sont donc en contact direct avec leur nourriture.

Enfin, d’un point de vu comportemental, on ne voit pas les chenilles dévorer frénétiquement leur plante hôte. Ce qui est dommage car c’est une véritable attraction !

La Boîte à Machaon, un concept revisité

La Boîte à Machaon permet d’élever des chenilles du papillon Machaon, l’un des plus beaux papillons européens. La chenille est elle-même très belle avec sa couleur vert pomme, ses rainures noires et ses pigments orangés.

Ce kit d’élevage de papillons se différencie des autres car les chenilles sont élevées directement sur leur plante-hôte naturelle ! Il faudra donc en prendre soin au même titre que les chenilles et l’arroser régulièrement. 

Ainsi vous pourrez assister à l’évolution des chenilles comme dans leur milieu naturel et les voir se délecter des feuilles en un rien de temps ! 

L’ensemble des kits d’élevage de papillons est très facile à mettre en place. Il suffit d’observer chaque jour l’incroyable évolution des chenilles.

Outre le plaisir de l’élevage en lui-même, cette activité présente un réel intérêt scientifique et écologique. Notamment pour les enfants qui pourront observer les différents stades de croissance des chenilles, identifier le type de plantes nourricières indispensables à leur développement et relâcher leurs papillons dans un biotope adéquat.

En plus des nombreux questionnements qu’ils ne manqueront pas de se poser, cela pourra développer chez eux une prise de conscience sur l’enjeu de la protection de la nature, des papillons et de tous les autres insectes en déclin ou en voie d’extinction.

LA COCCINELLE CONTRE LES PUCERONS

LA COCCINELLE CONTRE LES PUCERONS

la coccinelle à 7 points est la plus connue de nos coccinelles. Comment la distinguer, notamment au stade de larve, de la coccinelle asiatique ou de la coccinelle à 2 points ?

Description de la coccinelle à 7 points adulte

La coccinelle à 7 points, Coccinella septempunctata, est l’espèce de coccinelle autochtone la plus fréquente en France, concurrencée par la coccinelle asiatique,Harmonia axyridis, originaire de Chine et introduite dans les années 80 pour la lutte intégrée, et aujourd’hui naturalisée.

Coccinella septempunctata, coccinelle à 7 points – (Vlad Proklov / flickr.com)

Contre les pucerons
L’utilisation d’auxiliaires est le moyen le plus écologique de lutter contre les ravageurs. Autant les coccinelles indigènes à deux point (Adalia bipunctata) que leurs larves peuvent être utilisées pour combattre les pucerons. L’utilisation de larves est cependant préférable. Elles consomment 100 pucerons par jour voire plus. Les larves tout comme les coccinelles sont distribuées sur les plantes infestées de pucerons. Elles partent systématiquement à la recherche de pucerons sur la plante

Comment reconnaître la coccinelle à 7 points ?

C’est aussi l’une de nos plus grosses coccinelles : parmi la centaine d’espèces françaises, la coccinelle à 7 points est l’une des seules, avec la coccinelle asiatique, à atteindre 6 à 8 mm de longueur. La coccinelle à 2 points (Adalia bipunctata), assez courante elle aussi en France, est plus petite : 3 à 5 mm. Le corps de ces 2 coccinelles autochtones est légèrement plus allongé que celui de leur homologue asiatique.

La coccinelle à 7 points est la plus connue de nos coccinelles. Comment la distinguer, notamment au stade de larve, de la coccinelle asiatique ou de la coccinelle à 2 points ?

Description de la coccinelle à 7 points adulte

La coccinelle à 7 points, Coccinella septempunctata, est l’espèce de coccinelle autochtone la plus fréquente en France, concurrencée par la coccinelle asiatique,Harmonia axyridis, originaire de Chine et introduite dans les années 80 pour la lutte intégrée, et aujourd’hui naturalisée.

Coccinella septempunctata, coccinelle à 7 points – (Vlad Proklov / flickr.com)

C’est aussi l’une de nos plus grosses coccinelles : parmi la centaine d’espèces françaises, la coccinelle à 7 points est l’une des seules, avec la coccinelle asiatique, à atteindre 6 à 8 mm de longueur. La coccinelle à 2 points (Adalia bipunctata), assez courante elle aussi en France, est plus petite : 3 à 5 mm. Le corps de ces 2 coccinelles autochtones est légèrement plus allongé que celui de leur homologue asiatique.

Il est très facile de reconnaître la coccinelle à 7 points dans sa forme adulte : de couleur rouge orangé, elle est ornée de 7 taches noires et rondes : 3 sur chaque élytre (=aile antérieure rigide typique des insectes appartenant à l’ordre des Coléoptères), et un 7e point à cheval sur les 2 élytres. Le pronotum (pièce du prothorax sur lequel est attachée la tête) porte des taches blanches.

La coccinelle à 7 points est l’une des plus efficaces pour lutter contre les pucerons : larves et adultes en consomment jusqu’à 200 par jour pour le dernier stade larvaire et l’adulte. Elles dévorent aussi cochenilles et acariens.

Identifier la larve de coccinelle à 7 points

La larve de coccinelle à 7 points est moins facile à identifier, et notamment à distinguer de celle de la coccinelle asiatique ou de la coccinelle à 2 points. Voici quelques astuces pour reconnaître les larves de ces 3 espèces :

Larve de coccinelle à 7 points, Coccinella septempunctata – (Christophe Quintin / flickr.com)

  • Les larves des coccinelles asiatiques sont les seules à porter des appendices « plumeux », comme des épines bifides. Les larves de coccinelles à 2 points et à 7 points portent des tubercules beaucoup moins proéminents et les « épines » sont presque inexistantes : leur corps semble plutôt lisse et il est de couleur gris-bleu.
  • La larve de coccinelle à 7 points porte 4 taches oranges bien distinctes sur son abdomen, plus une 5e tache sur le thorax. La larve de coccinelle à 2 points ne porte que 3 taches oranges. La larve de coccinelle asiatique porte des taches oranges étendues sur plusieurs segments de l’abdomen ; les appendices plumeux sont noirs ou oranges selon les segments : elle semble donc plus colorée de prime abord.

Larve de coccinelle asiatique proche de la nymphose – (Andreas März / flickr.com)

Cycle de vie de la coccinelle à 7 points

Comme toutes les coccinelles, la coccinelle à 7 points passe par 4 stades différents :

  • L’oeuf : les oeufs (ovales, jaunes, 1,3 mm de long) sont pondus au printemps et en début d’été, à la face inférieure des feuilles, en groupes d’une vingtaine d’oeufs, sur les plantes infestées par les pucerons. Chaque coccinelle femelle en pond environ 400 au total quelques jours après l’accouplement qui a lieu dès la sortie des adultes hivernants, au printemps, lorsque les températures dépassent 15°C. Ils éclosent en quelques jours.

Oeufs de coccinelle – (Christophe Quintin / flickr.com)

  • Les larves passent par 4 stades larvaires (il y a 3 mues, en l’espace de 4 semaines environ). Minuscules au moment de l’éclosion, elles atteignent presque 1 cm de long juste avant la nymphose.
  • La nymphe : c’est elle qui subit la métamorphose. En 6 à 8 jours, dans une sorte de chrysalide, la larve se transforme en adulte (appelé imago).

Nymphe de coccinelle à 7 points (Coccinella septempunctata) – (Christophe Quintin / flickr.com)

  • L’adulte : lorsqu’il émerge de la chrysalide, son corps est mou, humide, jaune-orange, sans points. Il faut 48h pour que la coccinelle adulte acquière sa coloration définitive. L’automne venu, cet adulte se met à l’abri pour hiverner.

Il est très facile de reconnaître la coccinelle à 7 points dans sa forme adulte : de couleur rouge orangé, elle est ornée de 7 taches noires et rondes : 3 sur chaque élytre (=aile antérieure rigide typique des insectes appartenant à l’ordre des Coléoptères), et un 7e point à cheval sur les 2 élytres. Le pronotum (pièce du prothorax sur lequel est attachée la tête) porte des taches blanches.

La coccinelle à 7 points est l’une des plus efficaces pour lutter contre les pucerons : larves et adultes en consomment jusqu’à 200 par jour pour le dernier stade larvaire et l’adulte. Elles dévorent aussi cochenilles et acariens.

Identifier la larve de coccinelle à 7 points

La larve de coccinelle à 7 points est moins facile à identifier, et notamment à distinguer de celle de la coccinelle asiatique ou de la coccinelle à 2 points. Voici quelques astuces pour reconnaître les larves de ces 3 espèces :

Larve de coccinelle à 7 points, Coccinella septempunctata – (Christophe Quintin / flickr.com)

  • Les larves des coccinelles asiatiques sont les seules à porter des appendices « plumeux », comme des épines bifides. Les larves de coccinelles à 2 points et à 7 points portent des tubercules beaucoup moins proéminents et les « épines » sont presque inexistantes : leur corps semble plutôt lisse et il est de couleur gris-bleu.
  • La larve de coccinelle à 7 points porte 4 taches oranges bien distinctes sur son abdomen, plus une 5e tache sur le thorax. La larve de coccinelle à 2 points ne porte que 3 taches oranges. La larve de coccinelle asiatique porte des taches oranges étendues sur plusieurs segments de l’abdomen ; les appendices plumeux sont noirs ou oranges selon les segments : elle semble donc plus colorée de prime abord.

Larve de coccinelle asiatique proche de la nymphose – (Andreas März / flickr.com)

Cycle de vie de la coccinelle à 7 points

Comme toutes les coccinelles, la coccinelle à 7 points passe par 4 stades différents :

  • L’oeuf : les oeufs (ovales, jaunes, 1,3 mm de long) sont pondus au printemps et en début d’été, à la face inférieure des feuilles, en groupes d’une vingtaine d’oeufs, sur les plantes infestées par les pucerons. Chaque coccinelle femelle en pond environ 400 au total quelques jours après l’accouplement qui a lieu dès la sortie des adultes hivernants, au printemps, lorsque les températures dépassent 15°C. Ils éclosent en quelques jours.

Oeufs de coccinelle – (Christophe Quintin / flickr.com)

  • Les larves passent par 4 stades larvaires (il y a 3 mues, en l’espace de 4 semaines environ). Minuscules au moment de l’éclosion, elles atteignent presque 1 cm de long juste avant la nymphose.
  • La nymphe : c’est elle qui subit la métamorphose. En 6 à 8 jours, dans une sorte de chrysalide, la larve se transforme en adulte (appelé imago).

Nymphe de coccinelle à 7 points (Coccinella septempunctata) – (Christophe Quintin / flickr.com)

  • L’adulte : lorsqu’il émerge de la chrysalide, son corps est mou, humide, jaune-orange, sans points. Il faut 48h pour que la coccinelle adulte acquière sa coloration définitive. L’automne venu, cet adulte se met à l’abri pour hiverner.

LOMBRICOMPOST

Les vers de terre « Eisenia foetida » sont des véritables acteurs de l’ombre qui s’activent pour transformer vos déchets. Le procédé est écologique, pratique et sans odeur. Réduisez de 40 à 50% le contenu de votre poubelle grâce aux lombricomposteurs Can-O-Worms et Worm-Café.

Chaque  plateau permet de récolter environ 10kg de lombricompost humide utilisable de suite ou alors 5kg de lombricompost séché à l’air pour être mis en sac et utilisé ultérieurement.

Les lombrics « Eisenia foetida » sont pourvus de chacun 5 coeurs et travaillent jour et nuit au recyclage de vos déchets organiques.  Ils n’ont pas de yeux, pas d’oreilles, n’émettent pas de sons et mangent l’équivalent de la moitié de leur poids chaque jour. Ils migrent en passant au travers des 2 ou 3 plateaux selon la taille du lombricomposteur choisi, au moyen des trous prévus à cet effet et conçu à leur taille.

Vous n’avez pas besoin d’arroser : l’eau contenue dans les déchets leur suffit. Récupérez le liquide au moyen du robinet, il est issu de l’écoulement naturel provenant de la déperdition en eau des déchets. En passant à travers les plateaux, il s’enrichi des nutriments présents dans le lombricompost et cela en fait un remarquable engrais liquide (appelé aussi « thé de ver »), àdiluer à 10 % pour toutes vos plantes de jardin ou de balcon et plantes d’appartement.

Parce qu’il provient de la digestion par les vers de terre, le lombricompost produit est biodynamique et directement assimilable par les végétaux. Les lombrics se reproduisent en fonction de leur espace vital et de la quantité de nourriture qui leur est donnée. Les œufs, appelés capsules, mettent 3 semaines pour éclore et peuvent donner plusieurs petits, qui mettront 3 semaines à grandir et atteindre leur maturité qui leur permettra à leur tour de se reproduire. Ils s’autorégulent en fonction de leur espace vital et de la quantité de nourriture qu’ils reçoivent.

Le lombricompostage se pratique aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, car il est sans odeur.

Afin que votre lombricomposteur puisse travailler efficacement, veillez  à le mettre à l’abri du soleil, de la pluie et du gel. 

Les lombrics ont, entre autre, cette étonnante particularité qu’en passant partout,  ils neutralisent les odeurs. Ils interviennent ainsi avant  la fermentation. Ceci est dû à la teneur d’une substance apparentée au ‘pénicillium’ qui est un antibactérien naturel contenue dans leur corps.

Nous proposons égalent une poudre ‘régulateur de compost’ qui empêche la formation des moucherons et active la décomposition des végétaux pour permettre aux lombrics de pouvoir plus rapidement manger les végétaux en décomposition.

Précautions pour l’hiver:

Les lombrics, ne gèlent pas, mais suivent l’évolution biologique de la nature. Dès que les températures arrivent proche de zéro degré, les végétaux ne se décomposent plus. Les lombrics vont se mettre en dormance. Vous avez le choix de le protéger avec une couverture, mais en prenant la précaution de mettre un plot sur le couvercle, de telle sorte que la cela fasse un pont d’air entre le couvercle et  la couverture, cela va empêcher d’obstruer les aérations du couvercle, ou de rentrer votre lombricomposteur s’il a passé la belle saison dehors: veillez à recouvrir toute la surface des déchets frais avec une couche de compost prélevé dans le bac inférieur s’il y en a assez ou d’une bonne couche d’épluchures de légumes racines, tels que pommes-de-terre ou carottes, par ex. Cela va éviter que les œufs de moucherons ne s’imaginent être au printemps… et n’éclosent. Pensez d’ailleurs à vous allier avec du papier journal en permanence, on peut en mettre jusqu’à 20 à 30 %, pour recouvrir les déchets avec du journal: mettre les déchets par-dessus, en remettant une nouvelle couche de journal par-dessus, qui sera à lever comme une couverture. Lorsque la couche supérieur aura trop pris l’humidité, laissez-le tel quel dedans et remettez une nouvelle couche de journal, et ainsi de suite. Le journal étant de la cellulose, cela a pour effet de remonter le taux du PH du compost, qui lui, a tendance à descendre avec les fruits, et ainsi éviter la prolifération des moucherons.

L’encre du journal n’est plus toxique, parce que le plomb qui entrait dans sa composition est prohibée depuis les années 1980. Il est donc à 98% végétal et à 2% minéral, et ces 2% ne dérangent pas du tout les lombrics !

DRONE ET POLLEN

Des drones transportant des bulles de savon pour pollliniser les fleurs

Face à l’actuel déclin des abeilles, les recherches se poursuivent afin de trouver des solutions concernant la pollinisation. Un chercheur japonais dit avoir mis au point une nouvelle méthode. Celle-ci est d’ailleurs plutôt originale puisqu’il s’agit de larguer, au moyen de drones, des bulles de savon afin de libérer du pollen sur les fleurs.

Des bulles de savon contenant du pollen

Eijiro Miyako est professeur au Japan Advanced Institute of Science and Technology (JAIST). Durant des années, l’intéressé a travaillé sur des robots pollinisateurs, mais il a rencontré plusieurs difficultés. Entre autres, les robots avaient tendance à écraser les fleurs. Dans une étude publiée dans la revue iScience le 17 juin 2020, le chercheur a détaillé une nouvelle approche très originale.

L’idée est de permettre à des drones de larguer des bulles de savon afin de polliniser les fleurs en douceur. Eijiro Miyako dit avoir pensé à ce genre de méthode en jouant à faire des bulles de savon dans un parc avec son fils. L’équipe de chercheurs a donc analysé des bulles de savon au microscope afin d’en savoir davantage. Or, il s’avère que celles-ci sont capables de transporter du pollen !

Une méthode portant ses fruits

Dans le cadre d’une expérience, Eijiro Miyako et son équipe ont testé cinq agents de surface disponibles dans le commerce. Parmi ces agents, nous retrouvons le lauramidopropyl bétaïne, utilisé dans l’industrie cosmétique pour sa capacité à mousser. Or, ce produit a été désigné comme étant la meilleure option. Après avoir placé l’agent dans une machine à bulles, les chercheurs ont projeté des bulles chargées d’environ 2 000 grains de pollen chacune vers plusieurs types de fleurs, dont des campanules à feuilles de pêcher (Campanula persicifolia). En fin de processus, 95 % de ces fleurs ont donné des fruits !

pollen bulle savon abeilleCrédits

Après cet essai réussi, une seconde phase de test s’est déroulée dans les airs. Les chercheurs ont programmé un drone pour suivre un parcours précis et l’ont équipé d’un lanceur de bulles de savon. En volant à deux mètres du sol, le drone a atteint les plantes avec un taux de réussite de 90 %.

En ces temps où les abeilles sont en déclin pour plusieurs raisons, l’innovation d’Eijiro Miyako devrait logiquement susciter l’intérêt. Le scientifique a indiqué être actuellement en discussion avec une société dans le cadre d’une future commercialisation de cette technique originale. Toutefois, l’intéressé estime que, d’ici là, il sera possible d’améliorer la précision du dispositif et de mettre au point un ciblage automatisé des fleurs.

pollen bulle savon abeille

ACCOUPLEMENT D’UNE REINE

Les lieux de rassemblement situés à une distance de 4 km sont mieux fréquentés par les reines que ceux situés de 6 à 7 km. Grâce à l’étude de ces lieux de rassemblement, on a pu observer et découvrir que les reines s’accouplent à une distance moyenne de 2,5 km et à une distance maximale de 5 km de leur ruche. Mais néanmoins quelques observations ont démontré que les reines et les faux bourdons étaient venus de 7 km pour s’accoupler. Cette notion de distance est très importante pour tout apiculteur qui désire donner du sang nouveau à son élevage.

La diversité des faux bourdons par rapport aux reines ne sera que plus bénéfique pour obtenir des élevages de qualité. Changer de secteur géographique pour faire féconder des reines reste un avantage pour obtenir de bonnes reines fertiles, avec un taux de variabilité du couvain très important.

Les faux bourdons sont attirés par les reines par une substance sexuelle identique à la substance de reine appelée acide ceto-9-décene-2-oïque sécrétée par les glandes mandibulaires. Ce pouvoir d’attraction ne devient effectif qu’en l’air et à une certaine altitude en fonction des conditions jusqu’à 30 m. D’autres stimuli actifs participent à attirer les faux bourdons, comme le vol et en dernier ce sera l’ouverture de la chambre de l’aiguillon.

1 œuf demande 3 jours pour éclore, naissance d’une abeille 18 jours après soit un total de 21 jours

le faux bourdon nait 21 jours après soit un total de 24 jours

il faut 45 jours pour obtenir des males matures

une reine demande 11 jours pour naître soit 14 jours au total    elle est fécondable 5 jours après sa naissance    première ponte le 26eme jour

SANS VER NOUS N’AURIONS PLUS DE CULTURES

Les rôles des vers de terre

On oublie vite ces travailleurs souterrains, qui ne se montrent que lorsque l’on travaille le sol dans le jardin, soit pour préparer une planche ou un nouveau massif, soit pour planter. Mais leur vie sous terre ne doit pas faire oublier leurs actions, capitales pour la santé du sol, support nourrissier des plantes, et pour les végétaux eux-mêmes qui bénéficient plus qu’on ne le pense des bienfaits des lombrics de toutes sortes.
Les principales tâches effectuées par ces invertébrés vermiformes sont :

  • la décomposition de la matière organique et son incorporation dans le sol,
  • l’aération du sol par le création de nombreuses galeries verticales et par l’accroissement de sa porosité,
  • le déplacement et la remontée des éléments nutritifs qui avaient été lessivés dans les couches plus profondes du sol,
  • l’enrichissement de la terre par le rejet de déjections, les turricules visibles à la surface du sol, qui contiennent environ 50 % de plus de matières organiques que le sol non digéré, 7 fois plus de phosphate, 10 fois plus de potasse, 5 fois plus d’azote, 3 fois plus de magnésium et bien d’autres oligoéléments encore,
  • une meilleure irrigation des différentes couches du sol, l’eau circulant plus en profondeur en empruntant les galeries.
  • l’accroissement de la capacité d’enracinement des végétaux dont les racines empruntent les galeries creusées et se faufilent dans les différentes strates du sol,

Des animaux fragiles, trop souvent négligés

Combien de jardiniers ont, sans le vouloir, coupé des vers de terre en labourant ou en ameublissant le sol de leur jardin ? Presque tous sans aucun doute… Et un vers coupé en deux ne donnent pas deux vers contrairement à ce que beaucoups pensent !
Il existe différentes espèces de vers de terre, inféodées à différentes profondeurs dans le sol. Chaque labour avec retournement perturbe grandement la petite faune souterraine en la délogeant de son habitat naturel et en l’exposant de façon soudaine à des conditions qui ne lui sont plus favorables. Soit l’environnement est trop pauvre en oxygène (couche profonde du sol), soit l’exposition aux rayons chauds et desséchants du soleil est trop forte ainsi que la quantité d’oxygène trop importante (couche de terre superficielle et surface).
Quand on nourrit les plantes avec des engrais chimiques, sans faire d’apport d’humus et de matières organiques, on participe à la déstructuration du sol et on prive ces petits animaux d’une source importante de nourriture.
Les passe-pieds dans le potager sont des endroits où le sol se tasse d’autant plus que les passages sont fréquents et que l’on laisse la terre nue, sans paillis protecteur. Hors plus le sol est tassé, moins les vers de terre peuvent se développer. Sous l’effet d’un tassement important, la population des vers peut diminuer de moitié et il faudra de longs mois et même plusieurs années pour qu’elle se régénère.
L’apport de produits toxiques en surface ou dans le sol est aussi une cause de la diminution des populations de vers de terre. D’où l’importance de ne jamais vider le surplus de produit de traitement sur la terre.

AMELIORATION DE LA NATURE DU SOL

Dans certains cas, il peut être utile d’améliorer votre sol en apportant certains correctifs à mélanger à votre terre lors du défoncement :

• Sol calcaire Incorporer au sol 200 à 300 g de soufre en poudre par m². Apporter de la tourbe ou du terreau.

LES ENGRAIS ORGANIQUES

Fumier desséché en granulé, compost « maison » ou en sacs, Lombricompostcorne broyéesang séché… sont des engrais d’origine 100% naturelle qui ne comportent pas de formule NPK (azote-acide phosphorique-potassium) équilibrée. Il est donc préférable de ne pas les utiliser seuls mais plutôt en combinaison ou complément d’un engrais organo-minéral.  Mélangez bien l’engrais organique à la terre de sorte à ce qu’il ne « brûle » pas les racines.

LES ENGRAIS ORGANO-MINÉRAUX

Equilibrés, ils associent des matières d’origine naturelle à des éléments de synthèse.

Vous pouvez utiliser les engrais complets. Ils contiennent les trois éléments indispensables à la croissance des plantes : azote (N), acide phosphorique (P) et potassium (K).

Dans le cas du rosier, il est bon que cet engrais apporte aussi de la magnésie (Mg). Cette formulation convient également aux arbustes à fleurs. Toujours respecter les doses d’utilisation indiquées sur les emballages pour ne pas « brûler » vos plantes.

Cas des bulbes en fleurs (tulipes, narcisses, bégonias, glaïeuls, dahlias, etc.)

N’utilisez pas d’engrais organique à la plantation, il peut provoquer le pourrissement des bulbes. Préférez des engrais organo-minéraux liquides en période de croissance et de floraison.

Pour les autres plantes, l’engrais organique ne doit jamais être en contact direct avec les racines pour éviter tout risque de brûlure. Mélangez le bien à la terre du fond du trou de plantation et à la terre de rebouchage en respectant toujours les doses d’emploi indiquées sur les emballages.

LES ABEILLES, LES COULEURS ET LES DANCES

L’abeille a
la particularité de voir les ultraviolets, la couleur bleue est donc très bien
distinguée. Vous pouvez donc posséder un joli rucher multicolore, jaune, vert, orange, turquoise. Peindre des motifs tels que des fleurs, si leur forme
est suffisamment découpée pour une bonne vision des abeilles.

L’abeille
n’est pas sensible au rouge – elle voit le bleu, le violet, l’ultraviolet. Pour
les abeilles le coquelicot est
ultraviolet.

Toutes les fleurs blanches absorbent les rayons ultraviolets. Le blanc est donc
souvent perçu comme bleu-vert par les abeilles. La moutarde reflète beaucoup la couleur ultraviolet et sera perçue comme rouge-pourpre.   Les abeilles peuvent distinguer des formes simples et des formes complexes. Plus la forme a un nombre élevé de côtés pour une même surface, plus elle est attractive pour l’abeille. Une abeille choisira une forme à pétales plutôt que ronde.  

Marquage des reines  comment s’en souvenir  – Blanc bec, J’aime les Reines Vierges par Bleu  (B comme blanc, J comme jaune, R comme rouge,
V comme vert. B comme bleu)

Saisissez la reine pas les ailes, jamais par l’abdomen, placez l’index de l’autre main sous les pattes et le pouce sur le thorax, maintenez la, par le thorax entre le pouce et l’index de l’autre main et déposez sur le thorax une petite goutte de peinture.

BLANC 1 et 620162021  
JAUNE 2 et 720172022 
ROUGE 3 et 820182023 
VERT 4 et 9 20192024 
BLEU 0 et 520202025 

PAR RAPPORT AU SOLEIL, SI L’ABEILLE VEUT INDIQUER AUX AUTRES ABEILLES L’ENDROIT A VISITER, ELLE FERA UN 8 SI LE LIEU SE TROUVE A 60 O DU SOLEIL OU MONTRERA QUE LE LIEU SE TROUVE DROIT DEVANT ELLE.


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