VISITE DE PRINTEMPS

Prendre 1 cadre nouveau, 2 portes cadres, enfumoir

  1. Enfumez le trou d’envol et attendre 2 minutes
  2. Ouvrir la ruche et enfumez encore un peu
  3.  Commencez votre inspection par le côté le moins peuplé de la ruche. Cela vous permettra de recentrer le couvain.
  4. Avec le lève-cadres américain, ou en utilisant simplement le grattoir, grattez les ponts de cire qui se trouvent entre les cadres.
  5.  Doucement et lentement, sortez les cadres de la ruche un à un. N’oubliez pas d’enfumer régulièrement la ruche, pour calmer les abeilles et éviter qu’elles ne deviennent agressives. Une fois les cadres inspectés, posez-les de côté, dans une boîte à cadres ou sur un porte cadres.
  6. Au cours de cette inspection, observez bien les cadres de corps de votre rucher. Repérerez ceux qui sont mal formés ou vieux et renouvelez-les.
  7. Si la reine n’a pas encore été marquée, pensez à le faire au cours de cette visite de printemps. En retirant les cadres, inspectez-les un à un et cherchez la reine. Une fois que vous l’aurez trouvée, marquez-la.
  8. Retirez les inserts que vous aurez éventuellement posés pour traiter le varroa.
  9. Remettez les cadres retirés et inspectés en respectant leur ordre initial.
  10. Il arrive parfois que la colonie se décale du côté où le soleil se lève. Si tel est le cas dans l’une de vos ruches, pensez à recentrer le nid à couvain.

Quelques conseils

  • Pensez à retirer les 2 cadres de cire noire les plus vieux et remplacez-les par une cire gaufrée.
  • Pour une meilleure expansion du nid à couvain, dès que vous verrez apparaitre les premières miellées, n’hésitez pas à gratter le miel resté en réserve. La reine aura ainsi plus d’espace pour pondre encore plus d’œufs.

Notes et bilan
Au cours de votre visite, notez pour chaque colonie le nombre de cadres de chaque ruche (les cadres de miel, les cadres de pollen, les cadres de couvain, les cadres occupés par les abeilles et enfin ceux rajoutés au cours de l’opération visite de printemps).
Faites le bilan de votre visite et déterminez les interventions que vous devez effectuer plus tard, en fonction de ce que vous aurez remarqué et noté. Ces prochaines opérations vous permettront d’assurer à vos colonies d’abeilles confort et bien-être et d’optimiser la rentabilité de vos ruchers.

Nombre de cadres de couvain

Cellules vides

Pollen

Miel au-dessus du couvain

Couvain mâle

A faire printemps

La visite de printemps s’effectue fin mars/début avril lorsque la température est supérieure à 15°C. Cette date est variable en fonction de la température de la fin d’hiver et de l’avancement de l’environnement au niveau fleurissement (nectar + pollen) !

Au cours de la visite l’on recherche les points suivants : état sanitaire , provision, reine présente , quantité et qualité du couvain, force de la colonie.

Etat sanitaire : odeur de ruche, pas d’abeilles trainantes, pas de déjection sur la ruche, pas de maladie du couvain (absence du petit coléoptère de la ruche, loque…, acariose, ascophérose, couvain sacciforme, dysenterie…)

Provision : La colonie consomme environ 4 à 5 kilos de miel en avril, attention au réserve en cas de refroidissement! 3 dm carré sur les deux faces représente 1kg de miel.

La reine : La présence de couvain à tous les stades implique la présence de la reine…

Couvain : Quantité et qualité du couvain, nombre de cadres de couvain, différents stades de développement du couvain, compact, absence de cellule vide, présence de pollen et de miel au dessus du couvain, présence parfois de couvain de mâles dans le bas, absence de couvain lacunaire(reine âgée)…

A partir de la visite de printemps, il faut agrandir le nid à couvain. Il faut chaque année ajouter 2 à 3 cadres gauffrés par colonie par mesure de prophylaxie!

1) Agrandissement du nid par le volume du corps de la ruche.

Au cours de cette visite de printemps, on peut agrandir le nid à couvain si les conditions sont réunies, l’on peut ajouter une cire gaufrée juste en bordure du couvain. Ne jamais couper le couvain avec une cire gaufrée à cette époque, les abeilles ne pourraient peut être pas chauffer ce volume suplémentaire…!

Pour ajouter une cire gaufrée, il faut réunir 3 conditions –>

– température, force de la colonie et au moins une petite miellée.

Les abeilles cirières ont généralement entre 10 et 20 jours.

A défaut cette opération est remise à plus tard!!

Lorsque c’est possible –> Les cadres les plus vieux se trouvent de l’extérieurs vers le centre (les plus jeunes au centre), ils ont été placés ainsi lors d’interventions l’année précédente!

Pour ajouter une cire gaufrée, vous enlevez un cadre sur le bord extérieur (celui-ci sera réformé, fondu), vous faites glisser les autres cadres vers le bord extérieur puis vous insérer un cade gaufré contre le couvain! Celui-ci devrait être bâti en moins de 10 jours, parfois quelques jours suffisent!

L’on peut poser sur la tête des cadres une punaise de couleur correspondant à l’année afin de connaître l’age des cadres !

Lorsque le cadre est bâti, l’on pourra ajouter un cadre gaufré de l’autre côté. Puis plus tard un troisième en saison même si la hausse est posée!

2) Agrandissement par augmentation du volume, en hauteur par l’ajout de la hausse.

Lorsque tous les cadres sont bâtis et toutes les ruelles occupées par les abeilles, il est temps de poser la hausse en intercalant une grille à reine. En cas de doute sur la force de la colonie, certains intercalent une feuille de journal entre le corps et la grille à reine ou feuille en plastique (surface 3/4 de la surface de la ruche). Les abeilles décident de monter d’elles-mêmes !

CONSTELLATIONS ET ABEILLES

Lorsque la lune passe devant le Bélier, le Lion ou le Sagitaire, les abeilles apporteraient plutôt du nectar.

Lorsqu’elle passe devant les Gémaux, Balance ou Verseau, elles s’orienteraient vers la récolte de pollen.

Enfin la construction des cires serait favorisée lorsque la lune passerait devant le taureau, la vierge et le Capricorne.

Jours Fleur : Travaux en lien avec la croissance de la colonie, son développement et le couvain. Les rentrées de pollen durant ces jours favorisent l’élevage. Le greffage de reines est préférable dans ces périodes, tout comme la création d’essaims. Les colonies sont plutôt calmes et simples à gérer.

Jours Feuille : Jours défavorables à la manipulation. Peu de récolte, agressivité des colonies constatée.

Jours Fruit : Les manipulations dans ces jours favorisent la bonne récolte du nectar. Elles semblent négliger le couvain pour s’affairer au butinage. Les abeilles sont très calmes durant ces jours.

Jours Racine : Les visites durant ces jours favorisent la construction de cire. Les colonies ne sont pas très calmes, mais ces jours sont favorable à l’enruchage des essaims.

Il en découle quelques recommandations générales. On peut effectuer la visite de printemps un jour Fleur.

Au début de la miellée, on préférera les jours Fruit pour motiver les entrées de nectar.

Après la miellée, on visitera les jours Fleurs afin de stimuler le couvain. Et ainsi de suite selon les miellées.

Si on souhaite accentuer les constructions après création d’un essaim ou enruchage, on se servira des jours racine.

Les jours feuilles seront réservés aux travaux hors rucher.

JOUR SEMENCES

SEMIS Lorsque la lune descend en constellation des Gémeaux vers celle du Sagittaire, c’est la période de plantation durant laquelle on fera les semis ou plantations en jours-fleur, fruit, feuille ou racine, selon la variété.

PLANTES-RACINE   ail, carotte, céleri-rave, cerfeuil, oignon, radis, etc.

PLANTES-FEUILLE bourrache, chicorée, choux chinois, ciboulette, cresson, endive, laitue, mâche, mélisse, persil, rhubarbe, roquette, salade à couper, sarriette, etc.

PLANTES-FLEUR  artichaut, plantes à bulbe, roses, fleurs d’été, etc.

PLANTES-FRUIT  aubergine, cassis, concombre, fraise, framboise, groseille, myrtille, poivron, tomate, etc.

SEMENCES à INTERCALLER

Les crucifères  4 pétales en croix

choux de chine, navet, radis, roquette, etc.

pause de 4 ans  

Solanacéesfleurs à 5 pétales   tomate, aubergine, poivron, pomme de terre, etc.

pause de 2 ans    

Chénopodiacéesépinard, betterave rouge,etc.

pause de 3 ans  

Astéracéeslaitues, salade à couper, chicorée, artichaut, soucis, etc.

sans pause  

Liliacées oignons, ciboules, poireau, ail lys, tulipes jacinthes, etc.

pause de 2 ans        

Ombellifèrescarotte, persil, cèleri, coriandre, aneth, etc.

pause de 2 ans  

Papilionacéesharicots, fèves, lupins, trèfle, etc.

pause de 3 ans  

RUCHE AUSTRALIENNE

Respectueuse des abeilles

Une ruche dite « intélligente » qui permet d’extraire le miel des ruches sans pertuber vos butineuses !
Un concept innovant, limitant les nombreuses interventions de l’apiculteur. Les abeilles ne sont plus dérangées limitant le stress et l’écrasement lors de la récolte.
De plus, une fenêtre sur le côté permet d’oberver la vie des butineuses sans les déranger. 

Une ruche à robinet révolutionnaire !

L’extraction est brillante d’ingéniosité, aussi facile que d’ouvrir un robinet…et beaucoup moins coûteuse ! Elle permet d’extraire le miel sans ouvrir la ruche. 
Avec la Flow Hive, vous n’avez pas besoin d’investir dans du matériel de miellerie, quelques pots et couvercles seront largement suffisant pour stocker votre précieux nectar.
Les apiculteurs amateurs sont également ravis de ce gain de place. La Flow Hive est parfaite pour l’apiciulture de loisir, et notamment en milieu urbain !

Attention  prévoir de tourner la clé pour que le miel coule dans les pots au bon moment !! Trop tôt, c’est du nectar qui va fermenter, trop tard, le miel ne coulera pas car il sera cristallisé 

DES AIMANTS ET LES ABEILLES

Des aimants et les abeilles

Les aimants doivent être placés en respectant le champ magnétique terrestre, c’est-à-dire, le pôle sud magnétique de l’aimant dirigé vers le sud de la terre.

La ruche sera donc sous une bulle magnétique.

Le flux magnétique va toujours dans le sens du pôle sud magnétique vers le pôle nord magnétique.

Ces aimants devront être en ferrite, d’un diamètre extérieur de 19 mm et 6 mm de diamètre intérieur, pour une épaisseur de 10 mm. La magnétisation axiale est de 3800 Gauss, donc de faible puissance.

A terme, les
abeilles vont rester en bonne santé, le taux de mortalité sera réduit et la
production de miel augmentée.

L’aimant est placé à environ 1/3 à
mi-hauteur du haut de la face de la ruche et au centre. 
Le premier aimant est placé sur un
coté de la ruche côté nord vers la
ruche, puis l’autre aimant est placé de l’autre
côté de la ruche côté sud contre la
ruche, ainsi les aimants se trouvent en attraction à la distance du diamètre de la ruche.

Personnellement je conseille de placer
les aimants et la ruche aussi en accord avec le champ magnétique terrestre,
afin d’éviter toute perturbation de l’environnement.

L’aiguille de la boussole qui indique le nord
de la terre, indique en réalité le sud magnétique de la terre ou le sud magnétique d’un aimant. Comme il faut toujours mettre les aimants en attraction et que la terre est aussi un aimant, alors on conseille de mettre le nord magnétique de l’aimant vers le nord «géographique» de la terre soit le sud «magnétique» de l’aimant. Le placement des aimants selon cette configuration permet au flux magnétique de
traverser la ruche.

L’action
du champ magnétique terrestre peut être conjuguée avec celle de l’aimant en
plaçant la face nord d’un aimant du côté sud terrestre et l’autre aimant, pôle
sud en face.

Cette conjugaison d’actions peut-être
utile jusqu’à un angle de 45°, ensuite cet effet sera insignifiant.

Si le champ terrestre est
perpendiculaire à l’axe de l’aimant, le choix de la polarité nord ou sud n’a
pas d’importance.

Position des aimants sur les ruches : devant
ou derrière ? dedans ou dehors ?

Les aimants se placent sur les côtés
de la ruche de façon à ce que l’axe du champ magnétique soit perpendiculaire à
la surface des cadres. Ils peuvent être placés aussi bien à l’intérieur (plus
compliqué) qu’à l’extérieur de la ruche.                                                         
Position des aimants bruts (en hauteur) ?
Les aimants sont placés aux 2 tiers de la hauteur de la ruche, là où l’activité des abeilles est la plus importante.                          

Y a-t-il un risque à cumuler plusieurs aimants sur une même ruche ?
Les tests ont montré que l’augmentation du
champ magnétique calme les abeilles mais peut être préjudiciable pour les
reines à un certain niveau. Les aimants en ferrite classiques produisent un
champ magnétique homogène suffisant et sans risque dans une ruche standard.EditDES AIMANTS ET DES ABEILLES

BOUSE DE CORNE

Bouse de corne  (pour mon jardin 2 suffisent)

Il faut une corne de vache que l’on remplit de bouse que l’on enterre dans une terre humide. Au printemps après avoir reçu toutes les forces cosmiques, on conserve la préparation dans un récipient de grès que l’on enfuit dans une caisse remplie de tourbe. Ensuite cette préparation est brassée pendant une heure avec 60 litres d’eau dans un fût de bois, dans un sens puis dans l’autre. Cette préparation est ensuite répandue avec une balayette selon la culture, jour-racine pour les plantes racines, jour-fleur pour les fleurs, jour-feuille pour les plantes-feuille.

SILICE DE CORNE (501)

Silice de corne (501)

C’est une préparation essentielle pour l’agriculture biodynamique, elle est complémentaire et agit en polarité avec la bouse de corne (500). Elle ne s’adresse pas au sol mais à la partie aérienne des plantes durant leur période végétative.

On peut dire qu’elle est une sorte de « pulvérisation de lumière », pouvant favoriser selon les cas la vigueur végétative, ou au contraire atténuer la trop grande luxuriance. Elle apporte une qualité lumineuse (cristalline) aux plantes et atténue les tendances aux maladies.

Non seulement elle renforce les effets de la lumière solaire, mais elle permet une meilleure relation avec la périphérie cosmique, avec le cosmos tout entier.

Cette préparation est essentielle pour la structuration interne des plantes et pour leur développement. Elle favorise la pousse verticale des plantes (facilité de palissage en viticulture). Elle raffermit les plantes, donne de la souplesse. Elle accroît la qualité et la résistance de l’épiderme des feuilles et des fruits.

Elle est déterminante pour assurer une bonne qualité alimentaire : la qualité nutritive des aliments est renforcée, leur goût et leur arôme sont mis en valeur.

L’emploi de cette préparation est particulièrement important dans les serres et les cultures sous abri car elle permet de compenser le déficit de lumière et de compenser les ambiances chaudes et humides favorisant l’hypertrophie et les maladies cryptogamiques.

En élevage, la santé des animaux alimentés avec des fourrages ayant reçu la préparation de silice est améliorée, de même que la quantité et la qualité des productions (lait et viande).

Emploi de la silice de corne :

Epoques de pulvérisation :

L’usage de la préparation silice de corne (501) peut commencer dès que la préparation bouse de corne (500) est devenue efficace dans la structuration du sol. Cette préparation s’adressant à la partie aérienne des plantes, il est important pour l’époque de pulvérisation de tenir compte du stade de développement de la culture (sans omettre les conditions climatiques du moment qui sont déterminantes, voir le chapitre 3 du « Guide pratique de la biodynamie ») .

La préparation 501 est appliquée le plus souvent au printemps et en automne. Elle est particulièrement utile après et durant des périodes pluvieuses ou d’humidité prolongée mais on s’abstiendra de pulvériser sous la pluie.

Conditions de pulvérisation :

Elle devrait être appliquée avant 8 heures du matin, au plus près du lever du soleil (mais pas avant celui-ci) quand la rosée n’est pas encore levée, par un matin de préférence ensoleillé avec peu ou pas de vent (température maximale de 22 degrés au moment de la pulvérisation). On peut aussi pulvériser par des journées couvertes ou légèrement brumeuses quand il est utile de compenser de longues périodes trop peu ensoleillées.

Pour des indications plus complètes : voir le « Guide pratique de la biodynamie ».

Brassage (dynamisation) :

On utilise quatre grammes par hectare dans 30 à 35 litres d’eau de bonne qualité. Pour une parcelle de 1000 mètres carrés ou moins, on brasse un gramme dans 5 à 10 litres d’eau et on pulvérise le total.

On brasse énergiquement durant exactement une heure, comme pour la préparation bouse de corne.

Application de la silice de corne (501) :

Épandre en fin brouillard aussitôt que possible après avoir brassé, au maximum trois heures après la fin de la dynamisation.

PH DU SOL ET POUDRE DE ROCHES

LE PH DU SOL

En dessous, il est acide, au-dessus, il est basique ou alcalin. Les sols calcaires sont en général basiques, alors que les sols sableux ou très riches en matière organique (voir humus) sont plutôt acides. La plupart des plantes s’accommodent d’un pH autour de la neutralité (de 6 à 7,5).  Le mien 9

Terre acide ou sol alcalin ?

La terre d’un jardin potager se caractérise par sa texture (sableuse, limoneuse, argileuse), par sa structure (idéalement grumeleuse pour permettre une bonne circulation de l’air et de l’eau dans le sol) et par les éléments minéraux qui la constituent car leur nature va déterminer le degré d’acidité que l’on mesure en déterminant son pH, potentiel hydrogène.

Qu’est-ce que le pH ?

Le pH est la mesure qui permet de déterminer le niveau d’acidité ou d’alcalinité du sol, c’est à dire la façon dont la terre réagit sur le plan chimique. Le potentiel hydrogène indique la concentration en ions hydrogène ou hydrons (H+) contenus dans l’eau. On distingue alors :

  • pH < à 5 : sol très acide
  • pH < à 6,5 : sol acide
  • pH = à 7 (entre 6,5 et 7,5) : sol neutre, ni acide ni alcalin
  • pH > à 7,5 : sol alcalin (ou basique)
  • pH > à 8 : sol très basique
  • Ph       9   MON SOL ACTUEL (2019)

Connaitre le pH de la terre de son jardin est très important pour apporter la nutrition adaptée aux plantes car la possibilité d’assimilation des éléments minéraux par les plantes dépendra de lui. Ainsi, en sol acide, les éléments nutritifs vont se dissoudre dans l’eau ou être lessivés, tandis que dans un sol alcalin, ils vont rester bloqués sans être accessibles pour les végétaux.

De plus, les plantes sont sensibles aux variations de pH : certaines comme les rhododendron, azalée ou camélia ne supportent pas les sols basiques, elles ont besoin d’une terre très acide, alors qu’à l’inverse, les choux, cornouiller, ciste ou aubépine notamment requièrent un sol alcalin, basique, mais surtout pas acide.

Influer sur le pH du sol

Alors que la texture du sol est difficile à modifier, sa structure peut s’améliorer et s’entretenir et il en va de même pour son pH sur lequel le jardinier peut influer. Comme c’est au voisinage de la neutralité que le sol est le meilleur pour les cultures potagères, fruitières et ornementales, il sera parfois nécessaire de le corriger un peu.

Pour un sol trop acide que vous souhaitez corriger, vous allez devoir remonter le pH par des apports d’amendements minéraux basiques tels que du calcaire broyé, de la craie, de la dolomie, à épandre au début de l’hiver. La cendre de bois, apportée au printemps, peut servir aussi mais sans excès, mais évitez le chaulage.(traitement à la chaux) Compte tenu de sa rareté, évitez le lithothamne. -algues calcaires-

Pour un sol trop alcalin, l’apport de matières organiques acides, d’humus, de fumier de bovin sera bénéfique notamment pour améliorer sa structure, tout comme l’utilisation du soufre et des engrais verts que vous enfouirez, notamment la moutarde. Toutefois, il faut reconnaitre qu’un sol calcaire est plus difficile à corriger qu’un sol acide.

«Le pH de mon sol est d’environ 8- 8,5. Il est calcaire et argileux. Peut-on le réduire? J’ai lu quelque part que l’on pouvait ajouter des matières organiques acides. De quoi s’agit-il?»

Autant il est relativement aisé de rehausser progressivement le pH (ou potentiel hydrogène) d’un sol acide en utilisant des amendements calciques et magnésiens, autant il est difficile d’abaisser significativement celui d’un sol très calcaire.

Plutôt que réduire la présence de calcaire, mieux vaut corriger les propriétés défavorables du caractère argileux du sol de manière à le rendre plus perméable, grumeleux et facile à travailler.

La meilleure solution sur le long terme consiste à apporter chaque année de la matière organique. En présence d’argile et de calcaire (qui sont alors des éléments plutôt favorables), celle-ci permettra l’agrégation des particules de sol pour donner une structure beaucoup plus favorable à l’enracinement des plantes et à l’écoulement de l’eau.

POUDRE DE ROCHES

Le basalte est riche en silice (environ 42 %). 

La silice renforce les tissus des végétaux et stimule leur résistance naturelle aux maladies et aux attaques parasitaires.

Il est aussi riche en magnésium : 9.17%. Nous connaissons cet élément, il est essentiel aux plantes et à la photosynthèse puisqu’il est le principal constituant de la chlorophylle, et lui permet aussi une meilleure résistance aux maladies.

Enfin on trouve beaucoup d’oligo-éléments (Ti, Mn, Cu, Zn, B, Mo, Co, Sr, Ba, Rb, Zr, V…), dont les rôles nous sont connus.

Propriétés

  • Le basalte est régénérateur des sols, il participe à la formation du complexe argilo-humique (sous l’effet de différents facteurs physico- chimiques, le basalte est lentement transformé en argile de très haute qualité).
  • Le basalte stimule l’activité microbienne des sols, la micro et macro faune ingèrent le basalte et le rejettent en donnant naissance à de l’humus.
  • L’apport de basalte permet aux sols sableux d’avoir une meilleure rétention hydrique et il aère les terres lourdes. Enfin il contribue au réchauffement des sols et revitalise les sols fatigués.

LE REMERAGE DES RUCHES

Si une reine peut avoir une longévité théorique importante (5 ans), il n`en est pas souvent ainsi dans les faits car les colonies soit essaiment soit se remèrent plus ou moins régulièrement.

En ce qui concerne l’apiculteur, il a tout intérêt à posséder des colonies ayant des reines jeunes (moins de 3 ans) sachant que c’est la 2ème année que la vitalité est la plus grande tout en présentant le moindre risque d’essaimage et d’orphelinage hivernal.

Donc, si les ruches ne se remèrent pas d’elles-mêmes suffisamment tôt (caractère que l’on peut sélectionner si l’on prend la peine de marquer les reines et de noter leur âge à chaque visite de printemps), l’apiculteur se doit d’organiser le renouvellement des reines au risque de voir son rucher présenter l’aspect traditionnel du rucher d’amateur pratiquant une l’apiculture résignée ou de « cueillette » composé de 1/3 de bonnes ruches 1/3 de bien moyennes et 1/3 de médiocres. Certaines années seulement le premier tiers sera productif.

Comment maîtriser l’âge de ses reines ?

Selon la taille du rucher, il est raisonnable d’adapter la méthode de production des reines.

Pour un rucher d’une quinzaine de colonies, on peut considérer que seulement 5 à 7 reines devront être produites. II n’est donc pas raisonnable d’opter pour une méthode d’élevage mettant en action la technique du prélèvement de larves d’une colonie sélectionnée qui seront ensuite mises à élever en grand nombre dans une colonie orpheline spécialement préparée pour cela et très peuplée en jeunes abeilles nourrices, d’autant moins que cette technique nécessite du doigté et un matériel particulier. Par contre, il sera aisé de prélever des cellules royales dans une colonie choisie, stimulée et orpheline au préalable voire même dans une colonie préparant son essaimage. Quoi qu’il en soit, la nécessité de trouver les reines parmi toutes les abeilles apparaît clairement ; c’est donc par cela que nous allons aborder le problème.

Comment trouver la reine ?

1) – Visiter systématiquement tous les cadres (surtout les cadres de couvain). Il faut enfumer peu pour ne pas concentrer les abeilles au bas de la ruche, avoir une bonne vue, ainsi qu’une pratique courante. Une visite précoce en saison (la population est plus faible) permettra de trouver aisément la reine et de la marquer d’une tache de couleur.

2) – Une grille à reine permet de tamiser les abeilles, et de ne conserver que la reine et les mâles qui sont plus volumineux. C’est une technique courante, facile et rapide qui nécessite peu de matériel et que vous pouvez venir observer au Rucher-Ecole Louis MICHEL. Il faut disposer d’un corps de ruche et de quelques cadres bâtis pour supporter les abeilles, d’une grille reine et d’une hausse vide qui sert d’entonnoir. Les cadres de couvain portant les abeilles seront secoués un à un sur la grille et après un léger enfumage il ne restera sur le dessus de la grille que les mâles et la reine.

3) – En début de miellée (surtout si les reines pondent dans les hausses) un enfumage copieux de l’entrée de la ruche fait parfois monter la reine dans la hausse, surtout si on lui en laisse le temps. Il suffit alors de glisser une grille à reine entre la hausse et le corps. Un simple enfumage léger sur le dessus des cadres fera redescendre les ouvrières et laissera la reine sur la grille. Cette méthode est plus aléatoire.

De façon systématique pensez à marquer vos reines, soit à la visite de printemps, soit lorsque vous la rencontrez par hasard. Cela vous permettra de la trouver facilement lorsque vous en aurez besoin.

Comment remérer une colonie ?

Lorsque vous êtes capable de trouver une reine, vous pouvez obtenir facilement des cellules royales. Il ne vous reste plus qu’à programmer les différentes taches et à choisir parmi les multiples possibilités celle qui vous permettra de constituer des colonies avec de jeunes reines. La meilleure période étant dans nos régions le mois d’Avril, il faut prévoir d’orpheliner la colonie sélectionnée huit jours avant de disposer des cellules royales. Il n’est pas nécessaire de sacrifier la reine d’une telle colonie ; on peut aussi constituer pour elle un petit essaim sur deux cadres de couvain qui, bien stimulé, pourra devenir une colonie productive sur une miellée tardive. Lorsque les cellules royales sont disponibles, plusieurs possibilités s’offrent à vous.

1 – Méthode de l’éventail.

La colonie orpheline est divisée en plusieurs essaims, ou nuclëi,, contenant tous au moins une cellule royale.
Chacun de ces nucléï pourra ensuite, lorsque les reines seront fécondées et en ponte, venir renforcer et ainsi remèrer les colonies aux reines âgées que vous orphelinerez 36 H avant l’opération.

2 – Méthode par greffage de cellules royales.

Les colonies à remèrer ayant été orphelinées 24 H auparavant, elles seront divisées en essaims plus petits auxquels vous apporterez une cellule royale, soit en découpant sur un cadre, soit en ajoutant le cadre lui-même.
Il est préférable de diviser les colonies à remèrer si celles ci sont assez fortes afin d`éviter un essaimage lorsque plusieurs reines naîtront, des réunions ultérieures étant toujours possibles. Ainsi deux essaims sur 3 cadres de couvain peuvent constituer une colonie sur 6 cadres de couvain et une jeune reine en ponte qui sera sacrifiée, ou utilisée pour remèrer une autre colonie (Voir paragraphe 4).

3 – Méthode par orphelinage simple.

Si la production de cellules royales vous ennuie, vous pouvez vous contenter d’orpheliner la colonie à remèrer et lui laisser élever seule une nouvelle reine.. Il suffit alors de ne pas le faire trop tôt en saison afin que la température, la force de la colonie et la présence de bourdons soient facteurs favorisant l’opération.

Il ne faut pas non plus le faire trop tard au risque de provoquer un essaimage naturel si la colonie est trop puissante.

Cette méthode ne permet pas de sélectionner la souche à multiplier.

4 – Introduction de reines vierges où fécondées.

Il est aussi possible d’introduire dans un nucléus une reine déjà active, néanmoins quelques précautions sont nécessaires :

  • le nucléus ne doit pas être trop fort ;
  • le nucléus doit être orphelin depuis 36h et exempt de cellules royales la reine doit être introduite seule en cage ou sous un grillage sur couvain naissant puis libérée 2 jours après ;
  • il est préférable que les reines vierges soient très jeunes, voire même naissantes ;
  • la méthode qui consiste â engluer la reine dans du miel n’est pas très sûre; les abeilles noires préfèrent les reines de même race ;
  • l’anesthésie de la colonie au protoxyde d’azote est possible, mais seulement préconisée pour des ruches bourdonneuses qu’il est selon moi préférable d’éliminer.

Quelle que soit la méthode que vous choisirez parmi celles qui précèdent et qui sont les plus simples ou parmi les multiples plans décrits dans les différents ouvrages apicoles, souvenez vous qu’il est toujours préférable de supprimer une reine tant qu’elle est encore bonne, qu’une colonie forte élève de meilleures reines qu’un petit essaim et que l’essentiel de l’élevage est la « période avant l’operculation des cellules royales ».

COMMENT MARQUER LES REINES

Tout d’abord, quelques rappels ou conseils :

  • La reine ne pique pas, et les abeilles qui l’entourent sur le cadre ne sont pas agressives ; donc chasser toute appréhension, voire peur.
  • Une fois repérée, ne pas la quitter des yeux ; donc avoir le matériel à portée de main-dans la poche de la combinaison c’est très bien-ou posé sur le toit de la ruche voisine.
  • La reine n’est pas fragile, à l’exception de son abdomen.

Le plus simple est de la saisir par une aile, ou par les ailes – on ne choisit pas ! – entre le pouce et l’index. Par une patte, ou par les pattes, c’est plus difficile et aussi plus fragile. Et toute reine mutilée (patte en moins voire simplement abîmée) est irrémédiablement condamnée. Par le thorax (très solide), c’est bien sûr possible mais cela demande plus d’assurance et de dextérité.
Tout cela impose de travailler sans gants bien sûr. Et aussi d’avoir de quoi se laver les mains de temps en temps pour enlever la propolis qui colle aux doigts, surtout s’il fait chaud, car cela ne facilite pas les manipulations, loin de là.
Tout en tenant la reine, il faut se décharger du cadre, soit en le remettant en place dans la ruche, d’une seule main, soit en le posant à l’extérieur contre la ruche, ou suspendu à un porte-cadres, ou dans une ruchette vide (avec le premier cadre enlevé). Ceci fait on place la reine dans une cage à reine (cage plastique plate type Nicot) ou dans une cage à piston qui servira pour le marquage. Puis on place la cage à l’ombre, le meilleur endroit étant encore une fois la poche de la combinaison. On peut alors remettre en place les cadres dans la ruche et le couvre-cadres.
L’autre méthode consiste à mettre directement la reine dans la cage à reine (il existe pour cela des cages spéciales qu’on trouve dans le commerce souvent sous l’appellation de « pince à reine ») ou mieux dans la cage à piston, sans la saisir avec les doigts.
Avantage : on peut opérer avec des gants.
Inconvénient : la reine est vive et si on manque le premier essai, cela devient vite mission impossible ! En outre le risque de la blesser n’est pas négligeable. Une fois la reine en cage, on procède comme précédemment puis on peut passer à l’opération suivante.

PRESENTATION

En tant qu’apiculteur, j’essaie de protéger au mieux les abeilles de ces dangers afin de les préserver.

Mon miel issu du jura suisse est tout d’abord un miel de sapins et de fleurs de montagne.

Mais j’ai aussi planté des tilleuls, des robiniers,  sophora, halimodendron, une centaine de thyms et gaillardes différents,  une vingtaine de coriandre des bois et de verbesinas, une centaine de  lotiers ainsi qu’une cinquantaine d’arbustes mellifères, selon la liste et photos ici-bas.

Ces arbustes mellifères devraient encore se développer et modifier quelque peu le goût de mon miel. J’ai également planté des centaines de fleurs de basse montagne.

Je favorise une apiculture véritablement respectueuse de l’environnement. Le principe fondamental étant de s’approcher autant que possible des conditions naturelles de production de miel par les abeilles.

Grace à un arrosage avec pulvérisation sur toute la surface de mon jardin, les fleurs et arbustes sont arrosés avec un ajout de dilutions homéopathiques de nitrate d’argent (AgNO3) et de quatre nutriments organiques importants : l’azote, qui stimule la croissance et est un composant principal des protéines mais également un élément important de la chlorophylle ; le magnésium, élément clé de cette chlorophylle ; le phosphore, qui favorise principalement la floraison ; le potassium qui raffermit les tissus et permet la maturation du fruit. 

J’ai une une gestion écologique de l’eau et n’utilise que l’eau de pluie, mon chalet n’étant pas connecté au réseau. Je dispose de cuves pour 6’000 litres d’eau de pluie, la moitié pour ma consommation personnelle et l’autre moitié pour mon jardin et je m’efforce d’offrir une place à la nature ‘SAUVAGE’, suivant les règles de la permaculture qui est d’être attentif à l’humain,  à la terre et à la redistribution des surplus.

Le recyclage des matières constitue une ressource naturelle que l’on peut facilement exploiter sous forme de compost : il suffit de le laisser se transformer tranquillement avec les épluchures de pomme de terres et autres déchets végétaux du jardin et ce sans risque d’odeur ou de souillure.

Un test échantillonné de fertilisation de ma terre et de calcul du ph est effectué régulièrement afin de connaître les besoins réels des plantes et d’éviter l’absorption d’excès ou de manque d’engrais ou d’eau.

Chaque année je multiplie mes colonies par essaimage naturel.

Je soutiens la thermorégulation de la température par une bonne isolation de la ruche. Les planchers grillagés sont fermés dès le nourrissement hivernal et ouvert à partir de l’occupation de la première hausse et du plancher. Le toit de mes ruches n’est pas en contact avec les couvre-cadres ce qui permet une meilleure ventilation contre l’humidité et une protection isothermique afin d’augmenter le pouvoir isolant des parois. Du coup, la ruche est plus confortable et économise l’énergie des abeilles en été comme en hiver. C’est un produit indispensable pour mes toits en tôle ou pour mes ruchers dans ces climats extrêmes (été chaud et hiver froid) à une altitude de 1200 mètres.

Au printemps, je diffuse de la silice de corne sur tous les arbustes et fleurs de mon jardin et tout spécialement autour des ruchers, donc une contribution directe à la biodynamie, et l’engrais provient uniquement de mon composteur.

Tous les 2 mois, je rajoute 6 éléments dans mon bac à compost,  de l’écorce de chêne, de la camomille, de l’achillée, de l’ortie, du pissenlit et de la valériane liquide, une fois en jour-fleur et une fois en lune descendante. J’y ajoute également de la  poudre de roche Vulkamin, riche en minéraux, oligo-éléments et cobalt (vitamines b12). La Vulkamin stimule, grâce à ses minéraux volcaniques, la croissance et la santé des plantes en améliorant les sols et la résistance des plantations aux parasites et maladies.


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